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Du 31 octobre au 8 novembre 2011, s’est déroulé, à destination du Kosovo, l’acheminement et la distribution du matériel humanitaire récolé grâce à l’association « Istok ».

Vous ayant déjà présenté les premières étapes de cette action dans un précédent article (Projet humanitaire : Kosovo 2011), celui-ci a pour objectif à présent de vous faire découvrir les deux dernières, mais non des moindres, de l’aventure.

Etant parvenus à récolter l’argent nécessaire, grâce à l’association des Albanais de Gruyère, lors du tournoi de foot qu’elle nous a dédié cette année, et grâce à la générosité des donateurs présents, les deux semaines précédant le voyage ont été consacrées à l’obtention des derniers documents nécessaires au départ.

A savoir :

L’acte de donation du matériel
La liste et la facture du matériel
L’acte de donation du camion
L’acte d’acceptation pour le matériel
L’acte d’acceptation pour le camion
La déclaration d’exportation suisse (Transitaire)
Le certificat de salubrité et de désinfection du matériel
Réservation du ferry et confirmation

Voyage humanitaire Kosovo 2011Voulant éviter d’avoir à traverser seize douanes différentes (entrée – sortie) en passant via la Croatie et ne voulant pas non plus nous retrouver bloqués quelques jours en Serbie en raison des tensions politiques actuelles, il était évident que l’utilisation du ferry entre l’Italie et l’Albanie serait la solution la plus simple à adopter pour ce type de transport. L’itinéraire défini, place alors au voyage le lundi 31 octobre 2011. Épargnés par les embouteillages, la traversée de l’Italie se fit sans difficulté aucune. Cependant, arrivés au port de Bari aux alentours de 16 heures le mercredi, les ennuis faisaient enfin apparition. En effet, devant réaliser l’enregistrement de la marchandise pour qu’Istok se fasse rembourser l’avance de deux-mille francs faite au transitaire en Suisse, dans le but d’assurer que l’Europe ne serait qu’une zone de transit, et devant valider certains autres documents, nous pensions trouver sur place des fonctionnaires disposés à nous informer sur les démarches à suivre et à nous orienter. C’est malheureusement tout le contraire qui s’est déroulé. Faisant preuve de peu de considération et presque parfois d’hostilité à notre égard lorsque nous nous adressions à eux, les agents du port nous ont rapidement fait comprendre que, sur place, le système « D » était le seul sur lequel il fallait compter. Heureusement, le chauffeur ayant de bonnes notions de l’italien et pouvant aussi compter par moment sur quelques professionnels du transport faisant également le voyage en camion, les papiers furent finalement réglés au bout de quatre heures intensives de courses d’orientation par moment et d’attente interminable à d’autres.

Amerrissant à Durres le lendemain matin, il fallait là aussi s’occuper des papiers permettant de sortir du port et qui devaient être remis à la frontière de Morinë. Pour cela, il fallu alors s’adresser à une des agences de transit travaillant avec la douane. Cette inévitable étape coûte une centaine d’euros.

Passé ces obligations supplémentaires, direction le Kosovo à un peu moins de 200km. A la différence des autres pays cette fois, nous n’étions plus en transit et devions alors enregistrer l’entrée du matériel à l’intérieur de l’état et le dédouaner pour ne pas payer de taxes puisque destiné à l’humanitaire. Concernant le camion, l’assurance internationale n’étant pas encore valide au Kosovo, une nouvelle assurance est obligatoire. Pour vous la faire rembourser ensuite, vous devez vous rendre, à Prishtina, au près de l’association des assurances du Kosovo une fois que le véhicule aura été enregistré avec des plaques d’immatriculation du pays. N’ayant malheureusement pas pu finir tous les documents le jeudi, car les bureaux permettant d’effectuer ce travail ont fermé le temps que notre tour arrive, nous avons du passer la nuit à Prizren et retourner à la frontière le lendemain matin.

Le vendredi, après toute une matinée passée la tête dans la paperasse et près de deux heures à faire contrôler l’arrière du camion par les douaniers, l’autorisation tant attendue de rentrer au Kosovo nous a été délivrée. S’étant rendu sur place quelques jours avant pour préparer notre accueil ainsi que la distribution de l’aide humanitaire, Pajtim, le Président de l’association, nous attendait chaleureusement avec Besart, notre représentant au pays, et quelques membres de Caritas.

La distribution n’ayant pas pu se réaliser le vendredi en raison du contretemps à la douane de Vermicë, celle-ci a été finalement faite le mardi 8 novembre. Presque cinq tonnes de matériels et équipements scolaires, de soins et de sauvetage auront été répartis ce jours là. Concernant les habits, ils ont été donnés à Caritas, qui se chargera de les offrir, tout au long de l’année, aux plus nécessiteux vivant dans les quatre coins du Kosovo.

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