logo





 

Première capitale de l’Albanie indépendante, Vlorë est également la deuxième ville portuaire du pays après celle de Durrës. Elle est située à près de quarante kilomètres du centre archéologique d’Apollonia, à environ soixante-dix kilomètres de Brindisi en Italie et à cent-cinquante kilomètres de Tirana.

Selon les sources historiques aujourd’hui à disposition, Vlorë serait habitée depuis le VIème siècle avant J.C et était connue, à l’époque, sous le nom d’Aulona. La cité faisait déjà figure d’important carrefour terrestre et maritime, mais prit son essor économique après qu’un tremblement de terre ait dévié le fleuve Vjosa et causé la chute d’Apollonia et d’Oriku (Orikum) au IIIème siècle de notre ère. Ainsi, cet événement tragique fit d’elle le plus grand port d’Illyrie du sud, mais aussi un point de départ de la Via Egnatia avec celui de Dyrrachium (Durrës). Dès lors, la ville se transforma en l’une des plus développées de la Méditerranée et l’artisanat, le commerce, l’agriculture ainsi que l’arboriculture devinrent des activités florissantes dont les produits seront exportés à travers toute l’Europe des siècles durant. Sous le Royaume d’Arbëri, Vlora devient à tour de rôle possession des familles princières albanaises des Arianiti (Komneni ou Comnène), des Balsha et des Muzaka. Celle qui a régné le plus longtemps sur la région est celle des Arianiti dont on mentionne leur nom pour la première fois au XIème siècle. La figure la plus célèbre de cette lignée était probablement Gjergj Arianiti Komneni aussi connu sous les appellations d’Arianit Komneni, Gjergj Golemi, Gjerg Golemi Arianiti ou alors tout simplement Gjergj Arianiti. Ce prince aux plusieurs noms fût à la tête de nombreuses révoltes contre l’envahisseur venu d’Anatolie centrale et était également le beau-père de Gjergj Kastrioti puisque sa fille Donika était mariée à lui. Durant l’occupation ottomane, la population de la ville de Vlorë ne cessa de résister et se joignit à de nombreuses reprises à ses voisins de la région d’Himarë. Ce fut notamment le cas en 1504 et 1690. La libération totale et définitive de l’Empire ottoman se fit toutefois attendre quelques siècles et ce n’est que le 28 novembre 1912 qu’elle fût obtenue lors de la proclamation d’indépendance prononcée par Ismail Qemali.

De nombreux lieux à travers la ville témoignent de ce tumultueux et riche parcours de plus de deux-mille-cinq-cents ans d’histoire. Pour commencer la visite, vous pouvez vous rendre au Musée de l’indépendance qui se trouve au sein du siège du premier gouvernement albanais de 1912, au Musée ethnographique (ancien Club patriotique « Labëria », fondé en 1908), situé à la perpendiculaire de la route Kosova, ou alors au Musée Historique. Vous pouvez ensuite vous dirigez à la place du drapeau où vous aurez l’occasion de découvrir en chemin le Buste d’Avni Rrustemi, la Mosquée de Muradie, construite en 1542, ou alors le cimetière des martyrs qui rappelle la libération de l’Albanie le 29 novembre 1944 de l’invasion italo-allemande. Pour terminer, vous ne pouvez quitter la ville sans passer aussi par le château de Kaninë, bâti au IVème siècle avant J.C., la grotte de Haxhi Alia, le château de Gjon Boçari à Tragjas, le Monastère de Sainte-Marie à Zvërnec, les ruines du château de Triport ou le lagon de Pasha Limani.

 

 

Sources

Description of authors

Leave a Reply

*

captcha *