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Surnommée la ville aux mille et une fenêtres, Berat est l’une des plus anciennes cités albanaises. Les premières traces d’occupations datent de 2600 à 1800 avant J.C.

Tout d’abord connue en tant qu’Antipatrea du temps des Illyriens, la cité fut aussi appelée Albanorum oppidium (Forteresse des Arbër), au IIème siècle avant J.C, par les Romains et Pulcheriopolis, au Vème siècle, par les Byzantins. Sous occupation bulgare entre la deuxième moitié du IXème et le XIème siècle, la ville prend ensuite l’appellation de Bel(i)grad avant de devenir définitivement Berat. C’est en 1018 que ce nom est mentionné pour la première fois.

Du XIIIème au XVème siècle, Berat fût le fief de la célèbre famille princière des Muzaka. Celle-ci se distingua sur plusieurs générations et cela durant deux cents ans par sa résistance aux différentes invasions des grandes puissances de l’époque. Ce fut ainsi le cas face à Charles 1er de Sicile, plus communément appelé Charles d’Anjou, lorsqu’Andrea Muzaka Ier exerça le rôle de leadeur des féodaux albanais de l’automne 1280 à mars 1281. Face à l’Empire byzantin ensuite au moment où Andrea Muzaka II dirigea la ligue de résistance dans les territoires d’Arbërie entre 1335 et 1341. Et finalement, contre l’Empire ottoman à trois périodes distinctes. En 1389 lors de la bataille de Fushë Kosovë, de 1443 à 1468 aux côtés de Gjergj Kastrioti, puis jusqu’en 1479 avec les derniers résistants de la Ligue de Lezhë.

Par ailleurs, la ville de Berat est également connue pour son château antique dont les premiers édifices remontent au IVème siècle avant J.C. Celui-ci est érigé, sur une colline, au centre d’une superficie totale de dix hectares entourés par 1400 mètres de fortifications composées de vingt-quatre tours. En plus du château, nous pouvons également découvrir tout autour cinq monuments religieux orthodoxes et deux musulmans ainsi qu’une école calligraphique, le musé national iconographique Onufri et une acropole. Tous ont été construits entre le XIIIème et le XIXème siècle par les Albanais, les Byzantins et les Ottomans. De plus, fait atypique, certains habitants continuent à vivre dans les vieilles maisons situées à l’intérieur de la forteresse.

Au sein de la ville à présent et à sa périphérie, les touristes peuvent également visiter de nombreux autres lieux comme les ruines du Château de Gorica (IVème siècle av. J.C.), le Pont de Gorica (1780), le Musée Ethnographique (XVIIIème siècle), la Galerie d’Arts « Edward Lear » (1994) ou finalement la montagne de Tomorrë et celle de Shpirag.

L’ensemble de cette diversité architecturale, culturelle et géographique, mais aussi l’entente harmonieuse entre les différentes religions (Musulmans, Bektâchî et Orthodoxes), que nous pouvons apercevoir à travers les différents lieux de cultes présents dans la ville, valurent alors à Berat d’entrer dans le Patrimoine mondial de l’UNESCO le 8 juillet 2008.

 

Sources

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